Pour identifier les objets qui les entourent, les véhicules autonomes ont recours à plusieurs capteurs différents: des radars, des sonars, des lidars et même des caméras agrémentées d’algorithmes de vision par ordinateur.

Mais encore aujourd’hui, ces systèmes ne voient pas tout. Pour les aider à le faire, des chercheurs de l’Université de l’Illinois et de l’Université de Washington recommandent à l’industrie de s’inspirer de la façon dont plusieurs insectes, des araignées, des céphalopodes et des stomatopodes décomposent le signal lumineux.

Citant en exemple la mante de mer, un stomatopode qu’on surnomme aussi parfois la crevette-mante, ces chercheurs estiment qu’il serait possible d’avoir un meilleur aperçu de son entourage en tenant compte de la polarisation de la lumière.

«Des capteurs de lumière polarisée à grande gamme dynamique inspirés du système visuel de la mante de mer pourraient être utilisés pour mieux se guider à partir d’une simple information visuelle», assurent les chercheurs dans un rapport tout juste publié dans la revue scientifique Optica.
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«De tels capteurs donneraient vie à de toutes nouvelles applications automobiles et de vision à distance, où l’imagerie à grande gamme dynamique combinée à la polarisation seraient en mesure de fournir des données critiques rapidement, notamment dans des situations où le brouillard ou la pluie» réduisent normalement la visibilité du conducteur.

La mante de mer a une autre particularité: ses yeux sont indépendants l’un de l’autre, si bien qu’ils peuvent pivoter en tout sens, leur offrant une vision à 360 degrés parfaite.

Reste à voir si cette découverte influencera les fabricants de composants électroniques du secteur automobile. On connait l’affection des grands constructeurs pour les taureaux, les chevaux, certains animaux sauvages et même, du côté de Mercedes-Benz, pour le poisson-coffre.

Mais… une crevette?!?