Au printemps dernier, lorsque la nouvelle génération de Ford Focus a été lancée sur les marchés mondiaux, le constructeur américain a annoncé que la nouvelle version cinq portes à hayon serait vendue aux États-Unis (mais… pas au Canada !) sous le nom de Ford Focus Active.

En cette fin d’été, et même après des tweets présidentiels, ces plans seraient abandonnés pour de bon. La raison? Les droits douaniers de 25% imposés par l’administration Trump sur les produits fabriqués en Chine.

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À l’origine, les ventes de la Ford Focus Active auraient débuté au second semestre de 2019 chez nos voisins du Sud; le véhicule aurait été en grande partie un modèle de niche, avec des estimations de moins de 50 000 ventes par an chez l’oncle Sam. (NDLR : que voulez-vous: les Américains n’ont jamais été très friands des «hatchbacks»…)

C’est donc dire qu’avec une (sur)taxe de 25%, les bénéfices pour Ford auraient été réduits de manière trop importante pour espérer en faire un projet rentable à terme.

La publication Automotive News cite d’ailleurs le président nord-américain de Ford, Kumar Galhotra, expliquant cette décision: «Notre point de vue est que, compte tenu des tarifs, nos coûts seraient considérablement plus élevés. Nos ressources pourraient être mieux déployées à ce stade.»

Même si les tarifs étaient éventuellement abandonnés, la décision ne sera pas révisée, dit le président. Et invoquant le calendrier de production pour la Focus Active, Ford n’a pas non plus demandé d’exemption tarifaire.

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Soulignons que le petit utilitaire Ford Ecosport, de même que le Transit Connect ne sont pas touchés; le premier est fabriqué en Inde, alors que le second est de facture espagnole.

Cette nouvelle planification au niveau de la production fait donc de la Ford Mustang la seule voiture de tourisme que le constructeur vendra aux États-Unis, comme d’ailleurs il avait été prévu pour le Canada. Rappelons que d’ici 2020, 90% des nouveaux véhicules Ford vendus en Amérique du Nord seront des camions, des VUS et des véhicules commerciaux.

Cette restructuration de la gamme vise à améliorer la rentabilité, dans la perspective actuelle qui voit les automobilistes de notre continent abandonner les berlines au profit des utilitaires, voire des camionnettes. Oui, oui, même les consommateurs du Québec